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Expositions

INTERSTICES, une exposition entre les lignes de la création

Ils sont designers, brodeurs, vidéastes, architectes ou plasticiens. Ils opèrent à la jonction de plusieurs disciplines. Ils hybrident, ils inventent, ils subliment. Leur pratique concilie des savoir-faire traditionnels et les dernières technologies. Ils œuvrent dans des interstices, à la charnière de différents usages, là où la matérialité tutoie la symbolique et l’art.

Pour sa 5e édition la Biennale Émergences a demandé à 20 jeunes créateurs français et européens d’entrer en dialogue avec l’architecture du Centre national de la danse. Dans les creux et les recoins du bâtiment, ils sèment en regard aux circonstances un parcours de propositions qui questionnent notre rapport à l’objet et à l’espace.

Artistes invités :
Alissa+Nienke (NL), Atelier Mats (NL), Wendy Andreu, Anaïs Beaulieu, Clémentine Dupré, Goliath Dyèvre, Aymeric Ebrard, Laureline Galliot, Gaspard Graulich, Ulli Heckmann (DL), Gfeller & Hellsgård, Marlène Huissoud, Alexandre Humbert & Déborah Janssens, Hélène Labadie, Maxime Testu + Raphaël Rossi, Léa Mestres, Laur Meyrieux, Réjean Peytavin, Wout Wolf Stroucken (NL), Studio Anne Ligtenberg (NL)

 

Frédéric Bouchet, commissaire général de la Biennale Émergences, s’est associé à Earlwyn Covington (curateur, écrivain et enseignant) pour développer cette exposition. Ensemble, ils décryptent la proposition.

Pourquoi Interstices ?

F.B. Les interstices sont des petits espaces de vide. Nous avons voulu mettre en lumière ces entre-deux. Des pratiques hybrides, à la frontière des disciplines dans lesquelles se sont engouffrés les artisans et les designers, les architectes et les artistes. De ces nouvelles interactions naissent de nouveaux objets, fruits d’une réflexion qui mêle à la fois l’esthétique et l’utilitaire.

La sélection ?

E.C. Frédéric m’a demandé de réfléchir avec lui à une idée d’exposition qui mette en lumière la vitalité créative du territoire de la Biennale. Le concept d’Interstices est né autour de la démarche d’acteurs locaux. Nous avons voulu démontrer qu’elle s’inscrit dans un mouvement plus global en invitant des intervenants européens qui participent à crédibiliser l’événement à l’international.

Objets ou installations ?

E.C. La majorité des oeuvres présentées ont été spécifiquement conçues pour la Biennale. Nous avons souhaité que le bâtiment soit traité comme un acteur de l’exposition. C’est pourquoi beaucoup de propositions relèvent de l’installation, même si ces installations mettent en scène des objets et des oeuvres capables d’exister par eux-mêmes.

Art, design, métiers d’art, quelle articulation ?

E.C. L’exposition illustre des activités de niche qui s’inscrivent dans le vaste champ de la pratique artistique. En renonçant à revendiquer la maîtrise d’une technique pour préférer convoquer selon les circonstances tel ou tel savoir-faire, ces talents émergeants détricotent le processus créatif et joue sur l’ambiguïté de l’usage.

Une nouvelle dimension pour la Biennale ?

F.B. Cette exposition élargit l’horizon de la Biennale en même temps qu’elle reflète la porosité des pratiques. Aujourd’hui les machines numériques ont autant de place dans la vie d’un artisan d’art qu’une technique ancestrale. De même qu’un designer ne pense plus uniquement en termes de processus industriel. La pluralité des talents présents sur notre territoire favorise toute sorte d’émergences plastiques qui ont leur place dans l’événement. Pour preuve les expositions organisées par le Pavillon des arts d’Est Ensemble et le CNEAI en partenariat avec la Biennale entrainent le public sur le champ de l’art contemporain.

Visuel Interstices